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octobre 2005

Match Point

Match_pointEn Angleterre, Chris Wilton, un modeste professeur de tennis, partagé entre son épouse Chloe et la belle Américaine Nola, découvre les moeurs de la haute société britannique. Ne trouvant pas d'issue à sa situation et pour les départager, il passe aux grands moyens...

Exit donc New York, Mahanttan, le jazz…Ce film se déroule à Londres, dans un milieu bourgeois, sur un air d'opéra.   W.Allen décide d'abandonner pour un temps ses névroses personnelles, ses critiques sur le monde du cinéma (sans pour autant quitter le monde de l'art), pour se concentrer sur la vie d'un jeune homme, Chris Wilton.

1er plan: Une balle de tennis passe et repasse au dessus d’un filet. On ne voit pas les joueurs : seul ce va-et-vient incessant intéresse la caméra. Pause. L’image s’est arrêtée sur la balle, en équilibre sur le rebord du filet. Une voix off s’interroge : de quel côté va-t-elle tomber ? Notre destin peut-il se résumer à ça ? La victoire ou l’échec dépendent-ils simplement du hasard, aussi injuste et absurde soit-il ?

ll est donc question de destin, des choix que l'on fait pour y parvenir...

Chronique amère d’un arriviste, le déroulement et l'ambiance de ce film passent doucement de la comédie sentimentale classique à un drame beaucoup plus grinçant. Le parcours de ce jeune opportuniste est traité sans concession. Tous les interprètes sont excellents avec mention pour Jonathan Rhys-Meyers et la sulfureuse Scarlett Johansson!

Le récit de l'ascension se complique parce que le héros est empétré dans un dilemme : épouser la sécurité ou vivre l'amour aventureux? Il devra faire le choix de s’en séparer s’il ne veut pas perdre ce qui à ses yeux constitue la plus grande des valeurs : l’illusion du bonheur parfait et de la réussite sociale.
Vers la fin, le film reprend la métaphore du début: Preuve finale d'une justice imminente ? Tout le contraire ...

Je repprocherai à ce film d’être un peu trop long et de ne commencer à véritablement passionner que dans sa dernière partie puis la scène "fantômes" m'a parue obsolète quant à la culpabilité de Chris qui n'avait pas besoin d'être aussi prononcée, son regard de la scène finale suffit...

Et voici quelques photos pour le plaisir des yeux:

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Wallace et Gromit: Vente au profit de Petits Princes

Wallace_1 Avis aux collectionneurs !

A l'occasion de la sortie du film "Wallace et Gromit : le mystère du Lapin-Garou", l'Association Petits Princes vous propose d'acquérir une statuette collector Wallace et Gromit en résine monochrome.

Cette pièce unique numérotée et signée par Marie Leblon était présentée lors d'une exposition "Leblon-Delienne & Wallace et Gromit" au Printemps.

A noter que depuis plus de 10 ans, avec sa production de moulages en résine, Leblon-Delienne est aujourd'hui la référence incontestée des collectionneurs.

Cet exemplaire unique est vendu aux enchères sur ebay.fr et l'intégralité du prix de vente sera reversé à l'Association Petits Princes. 

Une belle occasion de se faire plaisir en faisant une bonne action !

Découvrez vite l'objet et accédez à la vente sur ebay.fr

L'Enfant

Lenfant

Bruno, 20 ans, et Sonia, 18 ans, vivent de l'allocation perçue par la jeune fille et des larcins commis par le garçon et sa bande. Sonia vient de donner naissance à Jimmy, leur enfant. L'insouciant Bruno doit alors apprendre à devenir père, lui qui jusqu'alors ne se préoccupait que de l'instant présent.

Alors j'ai pas du tout été emballée, j'ai regardé ma montre 3 fois tellement je me suis ennuyée !

J'ai vraiment du mal à croire que ce film ait pu rafler la Palme d'Or!

C'est un "Rosetta" au masculin, même cadre, même milieu social, même douleur...

On comprend vite que "l'enfant" n'est pas le bébé mais Bruno...bon! et ensuite? rien ! du plat dans le plat pays ! Quel ennui !
Quand aux Frères Dardennes, je voudrais bien les voir sur un autre registre; qu'ils abandonnent  ce fonds de commerce misérabiliste et qu'ils nous montrent tout autre chose.

Un point positif ? Oui, les deux acteurs principaux jouent très bien! heureusement...

A vos commentaires pour m'expliquer ???

Stéphane Guillon

Affiche_guillon_1En avant la musique ! Un spectacle de Stéphane Guillon, Mise en scène par Jeanne Herry

Stéphane GUILLON, le chroniqueur acide, cynique et caustique de « 20h10 pétante » et du « Fou du roi » est de retour sur scène.

Portraits, chroniques et sketches dans un style toujours affûté.
Il distille avec élégance, des textes incisifs à l’écriture ciselée suscitant le rire et surtout les fous rires…

Jusqu'au 31 décembre, du Mardi au Samedi à 21H30
Au Théâtre le TREVISE
14 rue Trévise Paris 9ème

J'ai passé un bon moment, il casse son image du chroniqueur de Canal, tout en restant cynique, caustique et corrosif mais attachant !

StephaneguillonIl est décontract', à l'aise et chaleureux avec son public, tout en restant ironique, et sarcastique bien évidemment. Puis c'est un excellent imitateur, la fin du spectacle le prouve!

Enfin, allez-y avec BilleRéduc car cela ne vaut tout de même pas le plein tarif de 32 euros !!!

Dvd: Million Dollar Baby

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Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité. Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie. Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues...

Ce film  n'est pas un chef d'oeuvre, contrairement à "Mystic River"! Juste un très bon mélo bien ficelé où le vieux briscard s'oppose à une jeune première douée...alors on accroche bien pendant toute la 1ère partie sur le monde de la boxe mais les clichés tombent avec un gros pathos pour la 2nde partie.

Cela reste un bon film tout de même mais pas pour autant d'Oscars !

Collision

Collision

Deux voleurs de voitures. Un serrurier mexicain. Deux inspecteurs de police qui sont aussi amants. Une femme au foyer et son mari "proc" . Tous vivent à Los Angeles. Eux et beaucoup d'autres ne se connaissent pas, leurs vies n'auraient jamais dû se croiser. Pourtant, dans les prochaines 36 heures, leurs destins vont se rencontrer, révélant ce que chacun voulait cacher ou ne pas voir...

Dès les premières minutes, on comprend qu'on veut nous emmener sur une observation des préjugés… le noir n’est pas tout à fait noir, le blanc pas tout à fait blanc, le méchant pas tout à fait méchant, le gentil pas tout à fait gentil, etc. C’est louable mais faut avouer que ça ne vole pas très haut !
On assiste au téléscopage de plusieurs existences s'opposant en tous points On n'évite donc pas la rédemption du côté de celui dont on ne pensait vraiment pas et on voit la déchéance de celui dont on ne pensait pas. C'est un film sur la peur de l'autre, dû souvent à un problème de communication, de language, de code...

Ce n’est pas un mauvais film, mais il souffre de la comparaison avec les films comme  Short cuts, 21 grammes et Amours chiennes, Magnolia, Traffic...

Dvd: Ray

Ray_2

Ray Charles, c'est d'abord un mythe : cinq décennies de succès, une carrière musicale exceptionnellement riche, féconde et diverse, émaillée de dizaines de classiques qui ont fait le tour du monde et inspiré des générations de jeunes artistes. Mais derrière cette image légendaire se profile l'histoire émouvante, méconnue, d'une vie, l'itinéraire d'un homme qui réussit à surmonter ses handicaps et ses drames personnels.

Un personnage à double face, un héros idéal qui donne toute sa mesure à cette biographie. La face géniale du personnage, tout d'abord: Ray Charles, pianiste et chanteur d'exception, dont la musique nous transporte tout au long du film et nous donne envie de danser. La face noire ensuite: un mari infidèle et adepte des plaisirs illicites, toujours au bord de la rupture.

Ces deux aspects alternent avec brio, ainsi que les scène d'enfance de Ray, souvenirs douloureux pour le héros, marqué par des événements tragiques et par l'éducation fière d'un mère courage élevant seule ses deux enfants ; enfin, la composition de Jamie Fox est remarquable, qui physiquement EST Ray Charles.  Novice de sa musique, j'ai redécouvert son univers en reconnaissant des airs samplé depuis...

DVD: Carnets de voyage

Carnets_de_voyage

En 1952, deux jeunes Argentins, Alberto Granado et Ernesto Guevara, partent à la découverte de l'Amérique latine. Ils débutent leur périple sur une vieille moto baptisée "La Vigoureuse".
La confrontation avec la réalité sociale et politique des différents pays visités altère la perception que les deux amis ont du continent. Cette expérience éveillera de nouvelles vocations associées à un désir de justice sociale.

Un road-movie racontant la jeunesse du jeune étudiant en médecine Ernesto Guevara avant qu'il ne devienne le "Che". Bien joué par les deux acteurs principaux, les paysages sont magnifiques qui assurent un dépaysement total ! On y voit presque toute l'Amérique du Sud : d'Argentine au Vénézuela en passant par le Chili et le Pérou.  On a l'impression de vivre ce voyage avec eux!

Nous découvrons la lente prise de conscience d'un homme, qui, au contact des réalités sociales des pays qu'il traverse, se révèle à lui-même. Si le film passionne autant, c'est d'abord grâce à l'interprétation tout en nuances de Gael Garcia Bernal qui passe vraiment d'un état d'innocence et d'insouciance à une prise de conscience sociale et politique.
La peinture sociale est atrocement réaliste. Ces deux baroudeurs vont marquer le coeur des gens de chaque endroit où ils vont passer comme ils vont marquer le coeur des spectateurs infiniment touchés par leur périple.
Ce film dégage des liens très forts: l'éveil d'une conscience qui veut se battre contre les injustices, contre l'extrême pauvreté, contre l'exclusion... Le facteur humain y est omniprésent ! Sans oublier la musique, qui colle a tous les instants du film.
Je le recommande que l'on apprécie ou non la future vie du che. Il n'est pas là question de ce qu'il a pu faire dans sa vie, mais d'une réelle prise de conscience au cours de ce voyage.
Ce film est un petit bijou...
Carnets_de_voyage_bis_1Carnets_de_voyage_ter_1 Carnets_de_voyage_4_1Carnets_de_voyage_5

Keane

KeaneNew York. Une fillette de six ans disparaît. Six mois plus tard, l'enfant n'a toujours pas été retrouvée. Son père, William Keane, tente d'accepter sa disparition.
Keane se lie d'amitié avec une mère célibataire et sa petite fille. Leur cachant sa propre histoire, il tente de prendre un nouveau départ auprès d'elles.

La première partie insiste énormément sur la douleur de cet homme qui aurait perdu une fille sans que l'on sache très bien quand, comment, pourquoi, dans quelles conditions. Bref, on ne sait rien sur lui!   il a perdu sa fille dans une station de métro et il hante les lieux pour tenter de la retrouver.

Enlevée ? Fugue ? A t-elle seulement existé ? On en sait absolument rien ! Toute l’action tourne donc autour de Keane, le père qui se juge « coupable » de cette disparition. La caméra l’accroche dès le début, et ne le lâche jamais. Elle viole son intimité dans ses errements, ses remises en questions, ses moments de folie ou de rédemption.

Ce qu'on retient avant tout c'est la révélation Damian Lewis. L'acteur se livre corps et âme dans ce rôle complexe et ambigüe qui peut-être n'est qu'un simple schizophrène et non un père désespéré...ambiguité qui laisse d'ailleurs un goût amer car on ne se sent pas tellement proche de ce personnage, ne sachant sur quel pied danser? On retiendra surtout de ce film les très jolies scènes entre Keane et la petite fille entre lesquels s'installe une relation ambigue laissant planer le doute quant à la véracité du drame vécu .

Le scénario n'existe pas pour ainsi dire, c'est plutôt une succession de séquences de vie d'un personnage omniprésent, qui nous fait partager son mal-être jusqu'au générique final, écran noir sans musique...Puis que c'est lent !!!

Je n'ai toujours pas compris ce que voulait faire passer l'auteur, si ce n'est un profond malaise !

Mention spéciale à Damian Lewis que j'espère voir plus souvent sur les grands écrans :

Damian_lewis   Damian_lewis_bis

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