Factotum
Hank Chinaski travaille comme manoeuvre dans des usines, ou des entrepôts pour s'offrir le luxe d'une vie qui consiste à boire, parier sur des chevaux, séduire des femmes, et surtout, écrire des histoires que personne ne veut publier.
Factotum est l'adaptation du roman homonyme de Charles Bukowski publié en 1975.
Comment survivre dans une société qui n'est pas faite
pour vous, dont vous ne partagez pas les valeurs et qui vous le rend bien, tout
en préservant votre passion de l'écriture.
Voici le propos du film!Tout cela parsemé de délicates
touches d'humour et de tendresse.
Silhouette massive, ventre de bière, voix cassée par les
clopes et l’alcool, démarche trainante, Matt Dillon incarne Henry Chinaski,
alter-égo de l’écrivain Charles Bukowski. (Sean Penn avait été pressenti pour ce rôle, ce qui ne m'a pas étonnée...)
Il s'est métamorphosé pour l'occasion
(surpoids et faciès rongé par l'alcool), il promène son air hagard et désabusé dans
ce monde qu'il a du mal à comprendre, au gré de scénettes drôles, graves ou
poétiques.
Certes il ne se passe pas grand chose et le rythme assez lent accentue le côté dépressif du film . Mais il y a de très jolis plans (Quand il fume une clope à l'unique fenetre d'un vieux batiment), beaucoup de tendresse (la scène des chaussures) et j'ai bien ri par moments ( les morpions et la scène de la gueule de bois au réveil...).
Au final, le destin de ce
personnage décalé et grotesque, mais tellement humain parvient vraiment à
émouvoir.
Voici un extrait de la voix off à la fin qui m'a interpelée:
"Si vous tentez le coup, allez-y à fond. Ou
n'essayez même pas. Vous perdrez peut-être vos copines, vos femmes, vos proches,
votre travail, voire votre tête. Vous ne mangerez pas pendant trois ou quatre
jours. Et vous foncerez, malgré le rejet et les pires galères, et ce sera mieux
que tout ce que vous pouvez imaginer. C'est le seul combat digne de ce
nom."
Merci à Béné&Rico pour ce choix de film ce soir ;-)









































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